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Philosophie et état de crise, chapitre 5 : conclusion

Philosophie et état de crise chapitre 5 conclusion

La philosophie peut-elle nous aider à surmonter les crises ? Voici le dernier chapitre d’une série de plusieurs articles, rédigés par Nicolas Scohy, consultant et passionné de philo, qui tente de nous répondre.

Philosophie et état de crise Nicolas Scohy

Nicolas Scohy

Préparation mentale et philosophie

A ce stade, j’ai envie de faire le lien entre la philosophie et le monde de la préparation mentale et des neurosciences : on constate que le cerveau a besoin de créer des habitudes et des « automatismes » pour « agir » de manière plus efficace, plus économique, plus maîtrisée. La compétence est enregistrée dans la « mémoire procédurale ». Cela nous permet de faire les choses sans avoir conscience de ce qu’on fait, sans avoir besoin d’y réfléchir. Lorsqu’une compétence est automatisée, le cortex préfrontal (qui gère l’attention consciente et la réflexion) n’est plus utile.

En revanche, quand nous faisons face à une situation inédite (une découverte, un problème pour lequel nous n’avons pas de solution connue, une crise …), celle-ci nous oblige à sortir de ces routines et mobilise notre attention de façon maximale. A cet instant, nous avons besoin de notre cortex préfrontal. Mais voilà, si nous sommes submergés par l’angoisse, si nous manquons de contrôle du fait d’un manque de confiance ou autre, celui-ci se désactive et nos comportements comme notre analyse de la situation, souffrent des phénomènes déjà décrits.

Préparation mentale

 

Préserver notre niveau de bien-être

La « préparation mentale » offre de nombreuses méthodes pour garder le contrôle. Elle permet de préserver un niveau de bien-être suffisant. Elle améliore notre capacité à agir en contexte stressant par la visualisation et l’anticipation des situations stressantes, le renforcement de la motivation et de la confiance en soi.  L’ utilisation de mots clés qui désamorcent nos angoisses nous « reboostent », adapte notre concentration au problème à gérer. On peut alors s’ancrer dans le moment présent et méditer pour renforcer le contrôle de nos émotions, apprendre à respirer, focaliser notre attention, adapter notre objectif, etc.

Il est tout aussi important de « savoir arrêter de penser » pour s’immerger dans l’action et ne plus tourner en rond, que de savoir « bien penser » pour faire l’analyse la plus pertinente possible. La méditation tout comme le doute cartésien sont dans ces moments des ressources précieuses.

Philosophie et état de crise, chapitre 5 : conclusion

En conclusion

Pour conclure je pense que la philosophie est comme un phare qui fait face aux vagues immenses que la marée ramène vers le rivage. Il n’est pas plus fort que la marée, mais suffisamment petit et souple pour ne pas être détruit ou se laisser entraîner par les vagues… j’aimerais partager avec vous les petites lumières de mon phare qui m’ont grandement aidé dans les crises que j’ai traversées.

Ne pas tout contrôler, agir et avancer

Beaucoup de choses ne dépendent pas de moi mais certaines oui. Rien ne m’empêche d’agir, de parler, de poser des questions, de demander de l’aide. Je ne contrôle pas tout

Lorsque j’agis, mon attention est immergée dans quelque chose de concret qui me fait du bien, à condition que je ne laisse pas les pensées négatives que je rumine me décourager.

C’est en avançant sans préjugés et sans tout savoir que les solutions apparaissent progressivement, qu’une autre manière de voir les choses peut apparaître, alors que si j’essaie d’avoir toutes les réponses avant de me lancer, je passerai à côté des informations les plus intéressantes, et les obstacles me paraîtront souvent insurmontables.

Méditer, accepter

Le fait de méditer, mais aussi d’exprimer et de mettre en mot (par l’écriture par exemple) ce que je ressens peut arrêter les pensées négatives qui tournent en boucle dans ma tête.

Accepter que la situation présente existe, sans m’obliger à l’enjoliver ou sans chercher à la dramatiser, me permet de me concentrer sur le présent.

Philosophie et état de crise, chapitre 5 : conclusion Méditer

Vivre le présent et lâcher-prise

• La tristesse et les blessures du passé s’évaporent quand je m’ouvre aux sensations du présent. Certaines choses sont parfois perdues, c’est vrai, mais ce qui arrive maintenant est là, avec sa richesse et son intensité.

Lâcher-prise consiste non pas à renoncer à vivre ou désirer, mais à accepter de vivre, sans avoir toutes les réponses.

Vivre sa vie

• J’ai de la valeur, je suis important, ni plus ni moins que les autres, personne ne vit ma vie à ma place. Si je ne ne prends pas en charge les aspects essentiels de ma vie, personne ne le fera à ma place.

• Je décide de réfléchir de manière nuancée et d’admettre que je ne détiens qu’une partie du puzzle qui constitue la vérité.

Apprendre et progresser sans tyrannie

J’accepte d’apprendre et de progresser, sans me lamenter sur mes difficultés, pourquoi devrais-je être parfait ? Pourquoi serait-il anormal d’avoir à progresser ? Les plus grands pianistes font leur gamme tous les jours. Les plus grands boxeurs répètent les gestes de base tous les jours …Ne pas être tout puissant ne m’empêche pas de vivre. Cela ne m’empêche pas d’avoir de la valeur, d’agir, de dire ce que je pense, que cela plaise ou non. Exprimer ce que je suis, comme je suis, comme je peux, en sachant que je ferai mieux après peut-être. Mais… sans m’infliger cette tyrannie du « ce n’est jamais assez bien ».  Il faut comprendre que nous sommes comme nous sommes au moment où il faut, là où nous sommes, et que cela n’a pas à être bien ou mal, c’est juste nécessaire …

Philosophie et état de crise, chapitre 5

Etre indulgent avec soi-même

• Si je perds quelque chose ou quelqu’un d’important, je ne vais pas me persuader que ce n’est pas grave ou que c’était écrit pour trouver une raison de l’accepter. Je vais surtout accepter ma tristesse, la vivre, pleurer et crier sans minimiser ce que j’ai perdu, mais sans oublier que ma vie mérite aussi d’être vécue.

Je m’accorde de l’indulgence pour mes rigidités et mes limites, elles sont une étape par laquelle je suis passé. J’ai eu peur, j’ai eu besoin de me protéger. J’ai fait ce que j’ai pu, cela m’a permis de progresser et d’arriver où j’en suis aujourd’hui …

Une goutte d’eau

• Adopter la sagesse de la goutte d’eau. Une goutte d’eau n’est jamais rien, même dans un océan. Tout a un effet, chaque pas nous rapproche du but, mais surtout d’une nouvelle opportunité. Chaque action crée de nouvelles possibilités qui n’étaient pas imaginable au point 0. Certaines gouttes sont parfumées, et il suffit de 2 ou 3 gouttes de parfum pour embaumer une baignoire.

Accueillir le désir

Continuer à désirer, non pas renoncer à ses désirs en leur reprochant d’être la cause de nos souffrance. Les accueillir sans jugement pour devenir plus conscient de ce qui nous anime et plus apte à « choisir » notre voie.

Tracer sa voie 

Ne pas renoncer à vivre parce que la vie nous a déçu ou blessé. Accepter que toutes les cartes ne soient pas jouées. C’est à nous d’écrire notre partition…

Santé mentale

Merci d’avoir lu : Philosophie et état de crise, chapitre 5 : conclusion. Ne manquez pas la suite avec le 5ème et dernier chapitre à venir! Et découvrez d’autres articles de notre rubrique  « Rebondir » .

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